La partition très personnelle de Nakache et Toledano entrelace différentes intrigues et nous emmène dans un retour aux eighties parfois doux-amer. Les références nostalgiques abondent : voitures, costumes, radio, VHS, K7, jeux vidéo, accessoires, playlist et déco ressuscitent l’époque. Depuis Le chômage du père, l’émancipation professionnelle de la mère, aux émois amoureux de l’adolescence et sa quête identitaire toute une dimension générationnelle et sociale est mise en lumière. Si la tonalité reste lumineuse, plutôt joyeuse dans cette peinture familiale, les ombres ne sont pas loin : signes avant-coureurs d’une crise à venir, le chômage des cadres, le racisme, dérives du néo-libéralisme et désillusion des adultes. L’objectif du film porté par un excellent casting ( Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin ) n’est pas de creuser cet aspect sociétal du désenchantement palpable, et l’ensemble reste une bonne comédie, optimiste, sincère même si parfois mélancolique.