Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent. Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.
JUSTE UNE ILLUSION est le nouvel évènement du cinéma français avec le retour du duo Toledano/Nakache. Et ce film est vraiment excellent, un des meilleurs films français de l'année
Ca raconte l'histoire dans les années 80 d'une famille de la banlieue parisienne qui se retrouve en pleine fracture aussi bien social que dans la famille, et le jeune fils (qui se prépare pour sa bar-mitsvah) en pleine adolescence va vivre une quête existentiel.
C'est une excellente histoire qui, avec le talent des deux réalisateur, arrivent à parfaitement mixer le rire, la tendresse et tout le coté drame social, en plus du coté touchant avec la quête d'identité de Vincent et la reconstruction familiale. Et le tout dans une ambiance rétro/nostalgique des années 80 avec la musique de l'époque et aussi les radios.
On a le droit à d'excellentes séquences funs et drôles
comme le fil conducteur du gag sur la VHS érotique de LA RUEE VERS LAURE (avec les fameux moments qu'on a connu étant plus jeune où on tentait de voir des films ou jouer à des jeux adultes en cachette) qui se retrouve caché dans l'échiquier de Vincent, pour que cet échiquier soit emprunté par le rabbin, et avec la chute à la fin où Vincent retrouve l'échiquier mais avec la VHS LA RUEE VERS L'OR
ou encore la scène de rebondissement (de miracle comme l'est mentionné dans le film) où Yves (bloquer en plein embouteillage pour emmener sa femme en entretien et qui va finir par avoir le poste et devenir cadre) finit par gagner le jeu de la radio RTL grâce à son voisin et gardien Monsieur Bergé
En plus de d'autres séquences funs et jouissif comme la danse de Sandrine et Yves sous I'M SO EXCITING.
Les personnages sont excellents et attachants, avec en tête Camille Cottin et Louis Garrel dans les rôles de Sandrine et Yves Dayan, le couple en crise aussi bien dans leur relation que dans leur situation social, avec Sandrine qui n'arrive pas à aller au delà d'être une simple secrétaire, et Yves qui est un ancien cadre devenu chômeur qui tente de cacher la situation à ses fils.
On a surtout le jeune Simon Boudlil qui est excellent dans le rôle de Vincent, le jeune garçon de la famille qui va se poser des questions existentielles et tracer son propre chemin, avec notamment une excellente relation romantique (autant amusante que mignonne) avec Anne-Karine et qui vont tout faire pour faire chier le père facho de cette dernière.
Et Alexis Rosenstielhl est très bon dans le rôle d'Arnaud, le grand frère de Vincent qui est en conflit avec ce dernier, mais qui va finir par s'assumer comme le grand frère modèle et pousser son petit frère à faire ses choix. En plus d'avoir des moments drôles comme
le moment où il aide son petit frère dans un devoir d'histoire et lui fait croire que la poignée de main franco-allemande entre Mitterand et Kohl est la légalisation du marriage homo-sexuel
Et le reste du casting est bon, comme Pierre Lottin dans le rôle de Mr Berger, le gardien qui a un mauvais rapport avec Yves avant qu'une relation d'amitié et de confiance s'installent petit à petit.
La réalisation est très bonne avec de belles images et le coté rétro.
Et la musique est excellente avec les gros tubes des années 80.
Un excellent film français.