Encore une fois le duo Toledano/ Nakache confirme qu’ils savent faire du très bon cinéma, solide, inventif, populaire et efficace. Ici un scénario simple, une chronique familiale dans les années 90, dans un milieu middle- class , modeste. Jusque-là sujet assez banal, mais la grande force du duo , c’est de savoir mélanger les moments de nostalgie, de tension, d’humour, d’émotion, et drame. Un style que l’on pourrait rapprocher du grand cinéma italien de la comédie sociale des 70’s, des Risi Comencini, ou De Sica. La réalisation est très soignée alternant des moments classiques, sobres , avec des moments diversifiés, comme une séquence de délire tout en ralenti très réussi, , ou une autre constituée de montages de Super 8 Vintage . Reconstitutions de décors, des couleurs, très 70’s, qui représente un gros boulot, superbe .
Le scénario mélange astucieusement des faits historiques : émancipation des femmes, chômage de masse, avènement de mouvements anti-raciste, destin des rapatriés d’Algérie et du Maroc, tout en greffant la petite histoire au quotidien de cette famille. Le père, pourtant « cadre , qui n’arrive pas à retrouver un boulot, les deux fils qui se disputent, la mère qui s’émancipe. Tout cela est très juste, très fort.
Et puis un jeu d’acteur de premier niveau. Le couple Louis Garrel , Camille Cottin qui fonctionne très bien, les deux jeunes garçons qui sont excellents,