Juste une illusion réussit le pari du film "feel-good" sans sacrifier la justesse des émotions au profit de la facilité. Une parenthèse pleine de sincérité.
Le film fonctionne avant tout grâce à son casting : la famille Dayan insuffle une vérité immédiate à ces dynamiques de vie pas toujours simples, entre non-dits et éclats de rire. Mention aussi à Pierre Lottin, impeccable en Monsieur Berger, qui apporte une touche de décalage extra-familial bienvenue.
On reçoit un shot d'années 80 (très ancré dans la tendance actuelle) sans pour autant que cela ne soit gratuit, mais plutôt pour servir la mise en scène et le propos et créer une ambiance chaleureuse, sans être ringarde. On ressort de la séance avec le sentiment d'avoir passé un moment réconfortant et vivant.