Préliminaire: le titre se réfère au hit post-disco-electro-soul (c'est Wiki qui le dit ...) du groupe Imagination (1982) et non au titre de Téléphone (1985), pourtant plus raccord avec l'époque du film (dollar à 10 francs = 1985).
Cette erreur historique majeure étant corrigée (certes il y a aussi le "I'm Not in Love" de Ten cc qui avait déjà 10 ans à l'époque, mais ne chipotons pas), c'est une histoire du temps d'avant, celui du début de l'adolescence du duo Nakache-Toledano.
Le jeune Vincent Dayan entre donc dans l'adolescence, coincé entre un grand-frère dealer gothique et deux parents Juifs Pieds-Noirs (inénarrables Camille Cottin et Louis Garrel) obsédés par l'accès (ou le retour au) statut de "cadre" à une époque où cela vous conférait une aura équivalente à celle d'un influenceur à Dubaï avant qu'ils soient tous bloqués dans les aéroports du Golfe. Et bien sûr, la découverte de l'amour, dont chacun se souvient que c'est très compliqué à cet âge.
Pierre Lottin traverse le film dans les santiags usées d'un concierge filou mais sympathique. C'est tout bon.
Le feel good movie du moment, remède imparable aux dessins animés, films de super-héros, et rediffusions qui trustent nos écrans en ces vacances de printemps.
Enjoy.