Malgré tous ses défauts, ce film est plutôt attachant. Cet inventaire à la Prévert de tout ce que l’on a connu dans ces années un peu dingues est souvent trop hétéroclite pour être foncièrement intéressant. Chacun (enfin, de ma génération) va y trouver forcément une tranche de vie qu’il va s’approprier (pour ma part, l’histoire de la K7 de cul, j’ai connu cela, avec une ou deux variantes).
On va aussi chercher tout ce qui nous paraît un peu faux (et il y en a des choses, comme ce côté un poil caricatural et stéréotypé des personnages).
Néanmoins, Nakache et Toledano mettent plutôt bien en perspective que le côté « c’était mieux avant » est très surfait : le chômage, le racisme (institutionnel (comme chez la famille catho) ou ordinaire (comme chez le personnage joué par Pierre Lotin (qui est une nouvelle fois épatant), le sexisme banalisé, et la difficulté d’émancipation.
Un film pas mal, mais le duo a déjà livré du beaucoup mieux.