Chaque film du duo crée maintenant une attente et encore une fois, le scénario est travaillé, les personnages bien écrits.
Évidemment, il s'agit d'une plongée dans les années 80, très nostalgique pour ceux qui l'ont vécu (mais aussi pour les autres bizarrement), mais c'est aussi une manière de décrire l'arrivée du chômage de masse, de rendre hommage à cette cellule familiale dans laquelle on peut largement se reconnaitre.
Une très belle chronique sur la fin de l'enfance ou le début de l'adolescence (et ses premiers émois amoureux aussi) dans les années 80. Si les décors ou les costumes marchent déjà parfaitement, c'est aussi la musique, assez présente dans le film, qui est peut-être le plus grand vecteur de la nostalgie. On regarde un peu le film comme on regarde de vieilles photos de famille, avec tendresse.
Mention spéciale au petit Simon Boublil qui porte le film, même si le reste du casting est très bon également.
Toledano et Nakache manient le ton avec un équilibre parfait, quelques touches d'humour, et une émotion palpable bienvenue à la fin qui a fini d'emballer le film.