Nakache et Toledano sont des cinéastes à part dans le paysage français. Ils entretiennent un cinéma de réconciliation qui détonne et emporte le spectateur de bonne volonté avec eux, dans ce qu'il ne se veut ni militant ni social. On est presque dans le naturalisme si ce n'était l'optimisme forcené qui marque au fer rouge leurs propositions. Ou pour être plus juste qui n'est peut-être que la volonté de montrer une France de tous les jours qui n'est ni celle que relaient les chaines d'info ni les documentaires à fibre demonstrative mais la France que l'on vit, ou que l'on a vécu, avec ses zones de bleu, de gris, de vert et de noir.
Les thèmes sont potentiellement 1000 fois rabâches mais ces deux là font mieux et avec plus de souffle, plus de musique et peut-être finalement plus d'humanité.
Les trouvailles de mises en scène et de scénographies les dédouanent de l'à-plat de bons sentiments qui pourrait parfois faire tiquer. Juste une illusion ne fait pas exception à la règle, il y a un sens de la chorégraphie chez Nakache et Toldano. La danse ou la musique, aux côté desquelles s'invite ici le cinéma - intello comme le bon vieux VHS porno, sont de nouveau utilisés pour mettre tout le monde d'accord. Encore une sensation, bravo.