Très librement inspiré du roman libertin et érotique "Justine ou les malheurs de la vertu" du marquis de Sade (Salò ou les 120 journées de Sodome - 1975), Alex Hernández laisse libre court à son imagination et nous entraîne pendant près de 75min, dans le vice et la dépravation perverse.
On y fait la connaissance de Justine, une jeune et innocente adolescente qui tente tant bien que mal de préserver sa vertue, face à l’horrible Dr. Rodin, bien décidé à l’inciter au vice. A travers son film, le réalisateur met surtout en scène un oeuvre graphique et ésotérique, narrée par le Dr. Rodin. On découvre la façon avec laquelle il s’évertue à infliger toutes sortes de sévices, tortures et humiliations à Justine
(ainsi qu’à sa propre mère).
Justine (2023) surprend et déçoit à la fois. Les amateurs de mauvais goûts y trouveront peut-être de quoi se sustenter à travers quelques moments trashs
(une scène de nécrophilie entre le Dr. Rodin et sa mère qu’il culbute alors qu’elle est littéralement coupée en deux, où lorsqu’il se fait charcuter le rectum ou s’insère une seringue dans le gland, sans parler des innombrables scènes de mutilations génitales ou devrais-je dire, vulvaires).
L’ennui avec ce film, c’est qu’il est particulièrement pompeux, une sorte de branlette philosophico-gore, accompagné des plus grands chefs d'œuvre de la musique classique et mis en scène de la plus mauvaises des façons (on distingue rien, à tel point que l’on ne sait pas ce que l'on est censé voir).
Une œuvre conceptuelle particulièrement assommante et surprenante, comme cette scène post-crédits d’une durée de 20min (longue et incompréhensible, c’est d’ailleurs à ce moment là que j’ai totalement décroché).
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