John G. Avildsen n’est pas uniquement le réalisateur oscarisé de Rocky, il a aussi lancé dans sa carrière particulièrement anémique un autre « grand » cycle du film sportif : Karate Kid !


En 1984, le film s’inscrit très nettement après l’engouement récent pour les arts martiaux que les films de Bruce Lee ont pu engendrer, voire les navetons de ce bon Chuck Norris… Le Karate est sport à la mode dans le scénario même, avec ses dérives les plus violentes et le dojo de l’ancien du Viet-Nam qui va représenter les méchants de l’histoire, il va s’agir ici de redonner au Karaté, aussi approximatif que soit sa représentation, un rôle noble, ancestral, pacifique, pour cela, rien de tel que celui qui deviendra une icône instantanée nommée aux oscars : Pat Morita, alias Maître Myagi !


C’est l’histoire gentiment sociale d’un gamin qui doit suivre sa mère célibataire à l’autre bout du pays et qui, maladroit à se faire des amis devient vite le souffre-douleur d’une bande de brutes avant que l’homme à tout faire de son immeuble ne lui apprenne les bases du « vrai » karaté et ne l’envoie en deux mois concourir comme ceinture noire aux championnats du coin…


Ne nous voilons pas la face, le seul intérêt d’un film d’autant plus convenu par tous les ersatz engendrés c’est Maître Myagi et son entraînement à base de lavage de bagnole et de peignage de palissade, le reste, quoique gentiment raconté, avec la petite Elisabeth Shue en blondasse californienne ne possède qu’un intérêt tout relatif. La faute en revient probablement à Ralph Macchio, à peine révélé avec sa bande par outsiders et qui fait pourtant bien les gamins de 16 ans six ans plus tard, mais ça ne va pas suffire… Tête à claque un peu pénible dès qu’il essaie de dragouiller, le gamin se trouve en outre à peu près aussi incompétent que moi lorsqu’il s’agit de balancer un coup quelconque, et ce même après l’entrainement du maître des maîtres…


Mais tout de même, dans l’ensemble, le film fonctionne assez bien, il y a la musique de Bill Conti, la chanson de Bananarama, le côté tournoi final, et même le coup spécial qui plait tellement aux gamins et qu’on essayait tous de reproduire à l’époque…


Bon, en vrai, c’est difficilement regardable une fois adulte, mais rien que pour un entraînement qui paraissait alors innovant au grand public et pour son délicieux senseï devenu nom commun à part entière, ça valide presque son existence…

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le 27 janv. 2014

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Torpenn

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