Après avoir terminé Cobra Kai, j’espérais prolonger l’élan avec Karaté Kid Legends. Sans être un mauvais moment, le film reste une déception, surtout pour qui sort enthousiasmé de la série.
De l’héritage de Karaté Kid et de Cobra Kai, il ne subsiste presque rien. Daniel LaRusso n’apparaît qu’au cours des trente dernières minutes. Jackie Chan, désormais intégré au canon de la saga, n’est guère plus présent. Le récit se concentre essentiellement sur Li Fong, un jeune prodige qui, paradoxalement, n’a rien à apprendre. Son parcours manque de véritable évolution : il entraîne un ancien boxeur, traverse les enjeux sans transformation, et même l’apprentissage du Miyagi-Do censé l’aider en finale n’est jamais montré.
Le film promet le plus grand tournoi d’arts martiaux de New York. Pourtant, où sont les combats ? On ne voit que trois affrontements, dont deux expédiés, ce qui laisse une impression d’ampleur artificielle et de budget sous-exploité.
Pour les plus patients, Johnny Lawrence apparaît brièvement à la toute fin. Et la carte que Li Fong laisse à Daniel ouvre la porte à une suite potentiellement plus riche — peut-être même un rapprochement avec l’univers Cobra Kai qui donnerait enfin au film l’envergure qu’il semble chercher.
Au final, Karaté Kid Legends donne l’impression d’un rendez-vous manqué : un film qui promet beaucoup, mais qui oublie ce qui faisait la force de la saga — l’apprentissage, la progression et l’art de devenir meilleur.