Vingt ans après avoir découvert Adam Sandler dans Happy Gilmore, j’ai eu le plaisir de le retrouver dans ce second opus qui, contre toute attente, réussit à raviver la magie du premier film tout en l’actualisant avec justesse.
Happy Gilmore 2 ne cherche pas à révolutionner le genre, et c’est tant mieux. Il s’inscrit dans la continuité directe de l’original, avec cette même énergie absurde, ce mélange d’humour potache et d’émotion sincère qui a fait le succès du premier. Adam Sandler reprend son rôle culte avec une aisance naturelle, comme s’il ne l’avait jamais quitté. Son personnage, toujours aussi explosif et imprévisible, est désormais confronté aux réalités du temps qui passe – un thème qui résonne particulièrement pour ceux d’entre nous qui ont vieilli avec lui.
Le film joue habilement sur la corde nostalgique, sans jamais sombrer dans le fan service facile. On retrouve des clins d’œil intelligents au premier film, des personnages secondaires savoureusement remis au goût du jour, et une intrigue certes simple, mais efficace, portée par une réalisation propre et des dialogues bien rythmés.
En tant que spectateur de la première heure, Happy Gilmore 2 m’a offert une expérience à la fois réconfortante et rafraîchissante. Ce n’est pas seulement une suite : c’est un hommage à un personnage qui a marqué toute une génération de cinéphiles, et une preuve qu’il est encore possible de faire rire en restant fidèle à l’esprit d’origine.
Un vrai plaisir.