Depuis quelque temps, je découvre le cinéma indien dans toute sa diversité, des films d’action spectaculaires aux thrillers tendus, en passant par les comédies populaires et les œuvres plus auteuristes. C’est un univers riche qui ne cesse de me surprendre.
Kartavya s’inscrit clairement dans la tradition du polar social. À travers une intrigue centrée sur la corruption et la violence qui gangrènent certains quartiers, le film déploie une atmosphère sombre et une narration suffisamment efficace pour maintenir l’intérêt du spectateur. L’histoire est prenante et les enjeux sont bien installés.
Pourtant, un élément m’a empêché d’adhérer pleinement à l’ensemble : l’interprétation. Là où le sujet aurait gagné à être porté par davantage de retenue et de sobriété, les comédiens optent souvent pour un jeu excessif, constamment poussé à son paroxysme. Cette tendance à la surenchère dramatique finit par nuire à la crédibilité de certaines scènes et crée une distance avec le récit. C’est d’autant plus regrettable que le film possède de réelles qualités. En ce qui me concerne, cette approche du jeu d’acteur m’a empêché de m’immerger totalement dans l’histoire.