Festival international du film d'Aubagne JOUR 2 (Le premier pour moi).
Malgré le fait que les personnages soient assez froid et antipathique, j'ai réussi à avoir beaucoup de compassion et de pitié pour eux, l'environnement décrit est très pauvre, très miséreux mais c'est assez relaxant des fois, hystérique d'autres. Je me suis pris de sympathie pour le père alors qu'il fait des trucs comme... Balancer un chaton dans le vide ordure, ces actions sont tout de même logiques, surtout du à Jannis Niewöhner, l'acteur du père qui arrive tellement bien à jouer ce mec violent mais sensible et très tendre avec ces enfants, c'est assez fou. Reparlons du chaton, ce sont souvent des actes qui ne me font ni chaud ni froid dans les films, mais dans la façon dont s'est expédié, dont s'est traité, je me suis demandé pendant 10 minutes ce que je venais de voir.
On est quand même face à un film occidental, donc avec une semi fin heureuse, une conclusion agréable mais pas forcément inattendu. Le gros problème du film, c'est son côté très hollywoodien dans les combats de boxe. Une photographie à base de rayons de lumières dans la gueule, des impacts que l'on voit et que l'on sent, ça ne m'aurait pas dérangé dans d'autres films mais quand celui-ci impose une ambiance assez réaliste pendant l'heure qui a précédé, c'est dommage qu'il cède aussi facilement à ça.
Je ne sais pas où il pourra être vu en France, mais ça reste une très bonne expérience, qui peut être douce, relaxante, mélancolique et qui sait aborder les sujets graves avec beaucoup de maturité et pas forcément de la chialade.