Je dois bien admettre qu’il me reste quelques films de Miyazaki à voir. Kiki est le 5ème long métrage de son auteur et n’a connu une exploitation en salle en France qu’en 2004 soit 15 ans après sa sortie initiale (d’où une affiche en référence à Chihiro). Kiki est une jeune sorcière qui, à l’âge de 13 ans, quitte son foyer familial pour vivre sa vie et exercer sa magie dans le vrai monde. Elle part donc à la ville avec son chat Jiji. Gagner son indépendance ne va pas se faire en un jour. Voici une chronique de la vie ordinaire d’une jeune sorcière. Fort heureusement, on est loin de l’imaginaire Harry Potter et ce ton frais est fort appréciable. Les personnages sont fins, attachants et drôles, le chat Jiji en particulier. On suit les doutes de cette jeune demoiselle et on comprend que ses pouvoirs dépendent grandement de sa confiance en elle. Ado, elle va donc devoir s’accepter telle qu’elle est et accepter que le monde ne tourne pas exactement comme elle le voudrait. Contrairement à d’autres films de Miyazaki, il y a moins de profondeur de réflexion ici. De fait, c’est un film plutôt léger et ça en fait un visionnage de pure détente. On regrettera peut-être une fin un peu vite expédiée à laquelle il manque une véritable conclusion. Du côté de l’animation, c’est sublime, comme d’habitude. Ça bouge dans tous les coins et les jeux de texture sont bluffants. En bref, une bouffée qualitative d’air frais et d’évasion qui fait grand bien par ces temps troubles.