Kill Bill - Volume 1 par Botwin
Il paraît (c'est ce que j'ai compris en lisant les différentes critiques de ce site) que Kill Bill s'adresse aux cinéphiles, qu'il est fait par et pour eux, tout ça. Qu'il est bourré de références, truffé de guilty pleasures disséminés du début à la fin. Le problème, c'est que je ne suis pas un cinéphile. Ou alors, si j'en suis un, c'est depuis seulement quelques mois ; et ça ne sera jamais avec la même passion que certains de mes contemporains.
J'aime les films, c'est sympa, mais ils peuvent facilement m'ennuyer et c'est pourquoi je tape souvent dans la gamme la plus sûre, celle du populaire et du réputé - celle des "classiques" dont quasiment tout le monde vante les mérites. Parmi eux, "Kill Bill".
Avec "Kill Bill", on ne s'ennuie effectivement pas. Quelques baisses de rythme peut-être, quelques longueurs donc, mais l'ensemble reste diantrement bien ficelé et suffisamment perché pour tenir le spectateur en haleine. C'est sans parler de l'enrobage, majestueux : une BO à couper le souffle, une photo à toute épreuve, une réalisation originale et décalée.
En voyant tout ça, je comprends les cinéphiles, je veux même bien rejoindre leurs rangs de temps en temps.
C'est quand même impressionant de rendre la violence belle, de conjuguer aussi parfaitement l'absurde et l'émotionnel, le vrai et le faux, le drôle et le tragique. Il n'y a probablement qu'au cinéma qu'on y parvient sans faux pas, car les séries durent trop longtemps pour éviter de tomber dans des écueils.
Bref, Kill Bill remplit son contrat cinématographique à plein pot.
Dommage, tout de même, qu'on ait l'impression d'avoir regardé 1h45 de prologue.