Le réalisateur Quentin Tarantino a toujours eu ce truc pour injecter sa vision contemporaine dans un genre classique. Les scènes d'action sont devenues monnaie courante, à tel point qu'il est impossible de les différencier. D'où vient le goût singulier de Tarantino. Uma Thurman, avec qui il avait deja collaboré sur "Pulp Fiction", se voit accorder le rôle de Beatrix Kiddo. Une espionne meurtiere, elle renonce à sa vie dangereuse dès qu'elle se rend compte qu'elle est enceinte. Malgré ses efforts de refaire sa vie en se cachant dans une ville rurale, son ancien copain, qui est le dirigeant d'un group d'assassins dont elle faisait partie, lui inflige une attaque brutale qui la renvoie dans un coma dont elle se réveille quatre ans plus tard. Engloutie dans la rage, elle se décarcasse pour tuer Bill, son copain qui a organisé l'attaque contre elle.
Bien qu'il conçoive l'attaque violente contre l'antagoniste, Bille s'accompagne de 4 autres assassins contre qui Beatrix a une dent vu qu'ils ont participé à l'attaque menée contre elle. Le fil conducteur c'est la chasse de ces membres qui l'ont trahie. En effet, le film est si long que Tarantino l'a étalé sur deux films séparés. "Volume 1" pave le chemin vers un carnage terriblement divertissant, si bien que l'on ne voie pas le temps passer. Le film est un véritable voyage dans le passé vu que le tournage et l'ambiance ressemble à ce qu'on a vu pendant les années soixante. En plus, ce qui le différencie comparé aux films d'actions, c'est le fait que toutes les scènes d'actions ne sont pas diluées par les effets spéciaux. Les actrices et les acteurs ont confirmé qu'ils avaient dû travailler pendant des mois pour se préparer au tournage exigeant. Évidemment, si Tarantion avait opté pour les effets spéciaux, cela serait probablement allé à l'encontre de sa vision. Tout de même, le fait qu'il n'ait pas succombé à la tentation ne fait que confirmer son talent pour créer un monde different.
Volume 1 combine de nombreux styles de tournage en incorporant des bandes-dessinées pour relayer l'histoire de l'une des antagonistes principales et en empruntant les éléments des "Spaghetti Western", qui sont sortis aux États-Unis. Bien que Quentin ne crée pas ces genres, il les mettent en collision de manière que, une fois qu'ils se croisent, ce charme indéniable s'en dégage. La comédie pince-sans-rire est également présente en filigrane, pour peu que vous y fassiez attention. Le seul bémol, c'est la durée gonflée. Quentin a toujours été du genre à faire étalage de son talent, si bien que cela en devient un peu rebutant, d'autant plus que le film n'a pas besoin de prolongation. Je me doute que le scènes s'éternisent pour mettre de l'ambiance, en revanche, il aurait pu les rendre plus denses. La popularité de ce film ne fait que grandir avec le temps, ce qui est dû en partie à la vision de Tarantino