À la vue de Kinds of Kindness, le dernier film en 3 parties de Yorgos Lanthimos, on peut dire que le réalisateur ne se renouvelle pas. Il nous avait pourtant agréablement surpris dans le précédent Poor Things, l'adaptation d'un livre sur le thème de Frankenstein, et dans lequel il employait en partie la même équipe avec notamment comme vedettes Emma Stone et Willem Dafoe. Mais il ne suffit pas de dire :"on prend la même équipe et on recommence" pour que ça marche. Dans ce film-ci, il renoue avec la bizarrerie, le loufoque, l'absurde qu'on avait pu voir dans The Lobster, Canine ou Alps, mais alors que c'était assez réussi dans les films sus-cités, ce n'est pas le cas ici, un peu comme dans le terrible échec de la Mise à mort du cerf sacré.
Ici, Lanthimos décide de faire un triptyque, genre assez à la mode en ce moment (on a en effet vu récemment Le Diable n'existe pas - oui il y a 4 parties je sais - ou encore Contes du hasard - oui là il y en a 3.
Ici, contrairement aux autres films cités il prend les mêmes comédiens pour interpréter des rôles différents dans chacun des segments du film, ce qui a bien évidemment pour effet de semer la confusion dans l'esprit du spectateur. Nous avons droit à des histoires d'accidents de voiture prémédités qui n'auront rien à envier à Crash, d'échangisme ou encore de résurrection et de filles qui sautent dans des piscines vides. Mais comme dirait Cartman dans South Park, Lanthimos, à son âge, il a peut-être des problèmes de rénérection.