A peine sortie d'un établissent psychiatrique, suite à un événement traumatique, Molly entend des coups venant du plafond dans son nouvel appartement. Ses voisins d'immeuble ne la croient pas. Knackningar, premier long-métrage de fiction de la suédoise Frida Kempff, est du genre obsessionnel : il n'y a rien d'autre que l'histoire de Molly qui cherche par tous les moyens à alerter sur les bruits qui lui parviennent et semblent indiquer qu'une personne est maltraitée. Pour la réalisatrice, il s'agit de montrer qu'une femme n'est jamais crue quand elle dénonce quelque chose qu'elle est la seule à percevoir. Mais ce n'est pas pourtant pas le sentiment qui vient d'abord à l'esprit devant le film car devant les agissements de son héroïne, le doute ne semble pas permis quant au délabrement de son état mental. Si Knackningar rend bien le sentiment de solitude et de claustrophobie, sa courte durée ne lui permet pas de développer le portrait de son personnage principal, les quelques flashbacks qui interviennent à plusieurs moments s'avérant répétitifs puisqu'on a immédiatement compris le drame qui a ébranlé l'esprit de Molly. Quant à la scène finale, qui relance le suspense (folle ou pas ?), elle est un peu malhonnête car suggérant qu'il ne faut pas se fier aux apparences alors que le scénario n'a vraiment pas laissé le choix jusqu'alors. En définitive, si le film tient à peu près debout, il le doit exclusivement à son interprète, prodigieuse, Cecilia Milocco.