On pourra noter une bande sonore plutôt pas mal, une séquence finale en face-à-face presque touchante, et la présence des Japonais qui peut faire sens, à la fois pour le rapport à la mer, et par rapport à la créature, pouvant être interprétée sous le même prisme que Godzilla, métaphore des ambitions et du non-respect de l'être humain.
Néanmoins, malgré une bonne réalisation générale, c'est un film qui coche toutes les cases du cahier des charges et des préoccupations actuelles : de belles images qui mettent en scène la beauté de la nature, mais perturbée par l'activité humaine ; les problèmes climatiques, technologiques, l'industrialisation et la surproduction alimentaire ; des conflits générationnels, avec une jeunesse engagée et militante, et des adultes, ou plutôt des hommes avides et corrompus : l'avenir dépend de la femme.
Ce qui est dommage, c'est que les scènes de tension sont affaiblies par tous ces personnages qui n'ont aucune épaisseur, autant individuellement, que collectivement, n'étant que des ébauches, des caricatures d'une vision moderne. Seule l'héroïne s'en sort pas trop mal, mais ça manque de quelque chose pour parvenir à vraiment donner de la substance à cette confrontation finale, et à son incarnation symbolique.