L’avantage des films Norvégien c’est notre incapacité à comprendre ce qu’ils déblatèrent. En gros vous réunissez une galerie de personnages aux prénoms bizarres, ils causent avec des pommes de terre dans le gosier en faisant des glu, des pul, des goddag, pas mal de farvel, une chiée de tak, une pincée de undskyld, des pige, deux trois sø, un seul fare, deux pølse, on les concentre autour d’un grand lac qu’on envisage glacé, y a des kayaks, des jet skis, des grosses vagues et un truc au fond du lac froid qui semble vouloir démontrer aux persos qui causent bizarres qui c’est Raoul.
Bon visiblement le budget est pas choucard, faut attendre 50 atroces minutes pour que cela bouge un tout petit peu et quand ça arrive bien que dalle, on a droit à la bestiole de 20'000 lieux sous les mers, on s’attend à voir débarquer le Kirk, sa fossette et son t-shirt à rayure rouge braver les seaux de flotte balancés par les techniciens dans la tronche pour combattre l’infâme Kraken.
Ah oui, pendant que ça défilait sur l’écran de mon ordi, j’ai épluché un oignon, je l’ai émincé, une gousse d’ail écrasée, du céleri branche en brunoise, une carotte, un peu de tomate, une viande hachée (60% bœuf 40% porc, pour le gras) et hop une bolognaise de folie (+ gros poivre noir, des herbes, un bouquet garni, un peu de vin, un carré de sucre etc.)
Kraken m’a littéralement passionné…