8
le 14 mai 2016
SuivreL'esprit de Noël
Après "Trick 'r Treat", Dougherty revient avec un nouveau conte horrifique, cette fois consacré à Noël. Le scénario est assez simple mais efficace. Une famille confrontée à des monstre, le tout sur...
Le sapin brille sous la lumière des guirlandes électriques qui se reflète dans les boules rouges et or. Les enfants, décorateurs imparfaits mais enthousiastes, sont satisfaits de la parure clignotante et multicolore avec laquelle ils ont habillé l'inusable conifère de plastique. Ils sont la magie de noël, eux et eux seuls. Vous n'êtes que les faire valoir d'une lueur qui vous a quitté depuis longtemps.
Et pour cause ?
Le consumérisme exacerbé, la ruée vers le dernier cadeau à la mode, les vitrines qui usent de stratagèmes mécaniques pour hameçonner nos gosses qui frétillent déjà d'impatience. Et de retours à la maison, ils entourent la moitié du catalogue, convaincu que le nombre fait la joie.
Krampus le retranscrit très bien avec sa scène d'ouverture clichée mais qui tape juste sous les ralentis de visages rageurs et une musique légère contrastant avec ce moment de ruée vers les rayons. Petite critique facile mais juste.
Moi, à mon époque, on n'avait qu'une clémentine et un morceau de charbon et on était heureux.
D'un extrême à l'autre, mamie ramène son grain de sel. Tonton Jean-Claude s'énerve de cet éternel "c'était mieux avant". Tatie Berthe fustige son frère du regard. De quoi il se mêle ce gauchiste incapable de garder un travail ? Papa tente de calmer le jeu. C'est Noël putain. On s'aime oui ou merde ? Oui on s'aime confirme Tatie Marie qui s'évertue à allumer le nouveau petit ami de ma sœur.
La famille, ces êtres qui partagent votre ADN mais dans lesquels il se peut que vous ne trouviez aucun autre point commun. Vous échangez sourires et banalités une fois l'an en noyant votre plaisir dans l'alcool et la nourriture. C'est comme ça. Noël, c'est le partage, la tolérance, un effort commun pour se supporter les uns et les autres, jusqu'à l'année prochaine.
Et c'est dans cette même veine que notre famille accueille avec anxiété ses invités. Sur le modèle politique américain, ce sont deux groupes diamétralement opposées estampillés républicains ou démocrates qui vont nous délecter de leur conflit. Car comme lors de la scène d'ouverture des achats compulsifs, Krampus joue la carte de l'honnêteté tonitruante et on rêverait de pouvoir appuyer aussi fort sur les blessures de nos voisins de table avec une franchise à balayer les dommages collatéraux.
Mais bon, trêve de pics et autres bassesses, si le côté comédie du début fonctionne, n'oublions pas qu'on est aussi devant un film estampillé horreur.
Et lorsqu'elle arrive sous les traits d'une ombre digne du bossu de Notre-Dame, mi-père Noël, mi bouquetin, le film glisse vers le conte de noël débridé et fantastique plus que vers l'épouvante. L'inquiétude pointe le bout de son nez mais elle sera de courte durée. Pas d'oppressions ni de suspense. Ici comme dans les histoires que l'on raconte aux enfants pour ne pas les endormir, la peur est très graphique. Un choix qui pourrait posséder un certain charme mais c'était sans compter sur la joyeuse bande d'hommes de main de notre "monstre", véritable caravane de tous les personnages de Noël dont le côté grotesque finira de me rebuter malgré un certain côté burlesque, notamment dans la scène d'affrontement contre les biscuits.
Finalement, le rire viendra plus du ridicule convenu de l'enchaînement des événements et des réactions improbables des personnages face à cette nuit déjantée que d'un réel sens de la comédie et les efforts de Toni Collette dont le visage terrifié crève l'écran lors de la scène de la cheminée n'y changeront rien.
Krampus comme Pennywise saurait terrifier nos plus jeunes enfants alors que le film ne leur est clairement pas destiné. Mais pour nous, pauvres parents cartésiens prêts à en découdre avec cette nuit symbolique, il ne sera rien d'autre qu'un film de Noël raté de plus malgré son originalité.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les films où il fait froid
Créée
le 17 déc. 2017
Critique lue 281 fois
8
le 14 mai 2016
SuivreAprès "Trick 'r Treat", Dougherty revient avec un nouveau conte horrifique, cette fois consacré à Noël. Le scénario est assez simple mais efficace. Une famille confrontée à des monstre, le tout sur...
7
le 16 avr. 2016
SuivreJe trouve le sort de ce film assez triste car en vue de la promo dont il bénéficie, je m'attends à ce qu'il passe inaperçu en France. Ca serait bien dommage car ce film est juste trop cool. Voyons en...
5
le 22 mars 2016
SuivreKrampus nourrissait quelques espoirs au vue d’une bande annonce plutôt prometteuse, rappelant les heures radieuses d’une décennie 80s plus que jamais à la mode pour faire ressurgir notre nostalgie...
4
le 16 déc. 2021
SuivreUne bande annonce faite de beaux paysages où viennent s'inscrire shamanisme et étrangeté malsaine, un film d'horreur à la sauce documentaire, Thaïlandais, avec Na Hong-Jin à la production et en tant...
5
le 16 avr. 2018
SuivreAh ça, ils te l'ont vendu à grands coups d'images. Mon dieu, c'est pas vrai, je vais pouvoir jouer à l'anime Dragon Ball Z !C'est pas vrai ?Si, regardes la dernière vidéo !Oh. C'est pas vrai !Alors...
10
le 31 juil. 2016
Suivre3ème film de Na Hong-jin, réalisateur de The Chaser qui m'avait déjà époustouflé, et bien c'est une nouvelle fois chose faite avec The Strangers. Impossible d'écrire une critique constructive en...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème