Deux jolies et riches américaines, dont l'une est à marier, achète aux enchères le domaine d'une comtesse. Cette dernière a un fils, tandis que l'abbé de la paroisse a un filleul. Mariage en vue ?
L'abbé Constantin donne son nom au titre du film. Il n'en est pourtant pas le sujet ; il est juste un des éléments de cette navrante comédie incapable de produire la moindre situation cocasse ou le moindre quiproquo. Rien à sauver ici, ni le sujet ni les personnages ; l'un et les autres sont peut-être sabordés par l'indigence de la mise en scène qui saute aux yeux dès le début.
Françoise Rosay cabotine en aristocrate déclassée d'autant plus facilement que son rôle est creux ; elle joue la mère vouvoyant d'un Claude Dauphin qui joue le benêt avec balourdise. L'abbé Constantin est une figure insipide, entre bonhomie et charité chrétienne ; il est l'objet de petits gags stupides, comme cette partie de cartes avec la comtesse pour partenaire. Pauline Carton joue les bonnes du curé avec tous les poncifs populaires assortis.
Trop insignifiante pour faire un vaudeville ou un marivaudage, la comédie, avec ses dialogues parfaitement sots, est sans le moindre relief comique.