Le dernier Edmond T Gréville (avant son propre accident de voiture), tiré d'un roman et scénarisé par Frédéric Dard et produit par Bénazéraf.
60's, une jeune instit débarque sur l'île de Bréhat (donc loin et isolée) pour y enseigner sous la houlette d'un dirlo éthylisé, à l'épouse hystérico-alcoolique. Ce tyran pédagogique et domestique veut, bien sur, se la taper. Ca s'éloigne bcp du roman initial mais ça tient quand même la route.
Georges Rivière, à la gueule de sous-Georges Marchal (donc sous-sous Jean Marais) fait ce qu'il peut. Magali Noel (que j'aime bien) en beauté déchue appuie trop sur ses crises face à une Danik Patisson plutôt sobre de tout.
A noter, la présence toujours très pénible de Roland Lessafre, le giton de Carné, qui confond tjs le fait d'être comédien pro avec celui d'être figurant dans une fête paroissiale. Le grand Fassbinder a aussi eux ses tentatives de mise en avant de ses amants...du coup Helmut Berger en devient Orson Welles.
Pourtant, ça passe, quelques dialogues font mouche et Gréville sait filmer l'enfermement dans un lieu clos et pas fun qui forcément renforce le truc glauque. Quelques petits retournements pimentent le truc jusqu'à la fin. La preuve, j'ai tenu jusqu'au bout.
Le même truc par Hitchcock ça donne "Rebecca" et "Les Diaboliques" par Clouzot, mais les budgets et les attentes ne sont surement pas les mêmes.
Je vous laisse juger si vous tenez jusqu'au bout, ça s'anime un peu, promis. :-)