Je sors très déçu de cette séance, le rythme est lent, mais surtout les seuls moments où l'auteur nous prend la main, c'est pour être dans une démonstration assez manichéenne de ce qu'est la bonne vie comparée aux mechants suppôts de la dictature. Celle ci a bien existé, et il est intéressant de la dénoncer. Pour autant, le film est composé de personnages archétypaux, qui n'évoluent pas entre le début et la fin, ce qui lui donne une teneur très théorique, à message, ce qui fait que la déconstruction volontaire du début du film accouche d'une souris. Le film est trop concient de son rôle, du rôle qu'ils se donne, pour nous embarquer dans une histoire, et finalement il y a quelquechose de scolaire voire d'insincere qui en transpire. Une illustration simple : l'histoire se passe dans sa majeure partie en 1977 au Brésil, chaque plan présente un vêtement, une voiture, un objet depuis disparu voulant montrer que l'on vise l'immersion. Mais à trop chercher à montrer, il y a un excès une forme de kitsch qui se manifeste notamment dans les peintures rutilantes, les vêtements aux plis et aux couleurs impeccable, trop propre pour être dans le vrai, hélas.