Pourquoi ce titre? Armando est un scientifique traqué pour ses travaux de recherche sur l'énergie électrique par un consortium qui a d'autres visées strictement capitalistes. Rien d'un espion.
Le carnaval est le grand défouloir, on s'enivre d'alcool, de sexe et de sambas, pendant que notre héros tente d'échapper à des tueurs couverts par une police corrompue jusqu'au fond des campagnes comme le souligne d'emblée la première scène.
La dictature impitoyable des militaires crée un climat moite et dans ce sinistre contexte, les habitants de Recife se précipitent pour voir Les dents de la mer !
Le requin avale des hommes et rejette des cuisses, un chat a deux têtes, une autre cuisse poilue en vadrouille attaque les partouzes dans un parc, un cadavre pourrit sous un carton au soleil, bref, tout est bien atroce.
Sauf ceux qui résistent dont le héros qui s'est fait la tête d'Omar Charif et dont on suit sans désemparer la traque et son propre parcours dans sa quête d'identité familiale. La reconstitution du Brésil des années 70 qui ne roule qu'en vw, les rues, les vêtements, l'image, tout est bluffant de réalisme.
La fin nous fait pousser un ouf de soulagement, maintenant c'est vraiment mieux qu'avant.
Longue vie au Brésil démocratique!