Après avoir suivi Buscapé dans les favelas de Rio, rêvant d'échapper à la violence de son milieu un destin qui lui ait destiné, nous suivons en 2025, deux histoires se déroulant également dans les années 70. Ces trois films sont étroitement liés sur plusieurs points.
Ces années 70, sont marquées par une repression permanente, quand les favelas sont touchées, les journaux peuvent trouver des excuses aux violences policières en les jugeant obligatoires pour supprimer le traffic de drogue et arrêter les méchants non blanc. Puis, les méchants non-blanc vont passer aux méchants communistes, les violences policières ne sont plus affichées par les journaux d'état, et même très difficile à propager dans les journaux communistes. Une propagande d'état est mise en place par un organisme dédié. Dans Je suis toujours là, nous sommes à l'apogée du régime militaire, les journaux passent sous silence les tortures et executions des opposants politiques. La seul chose indiqué est un enfermement des ennemis de la nation, qui sont contre le peuple brésilien (tiens, tiens ,tiens, so 2025 ça mais pas au Brésil). On est passé d'un affirment des violences policières à bredouiller et mettre sous le tapis l'execution d'une partie de la population. Les policiers ne sont pas encore montrer du doigt. Dans l'Agent secret, on est à la fin des années 70, le régime militaire bas de l'aile et cette fois-ci, ça y'est, c'est la police qui est tourné en ridicule dans les journaux. La population sait ce qu'il se passe le soir dans les ruelles sombres du pays et aux bords de cours d'eau ou océan. Les mystérieuses jambes poilues se réveillent pour tabasser la population, exécuté des opposants. Pour éviter la censure, cela est tourné en humour mais les jambes poilues représentent bien entendu la police. Les journaux mettent enfin le doigt sur les violences policières et cette fois-ci ne leurs trouvent pas d'excuse, sans les nommer. A plusieurs reprises, les journaux dressent des portraits élogieux de portés disparues affro. L'heure est à la vérité.
Buscapé te sortir des favelas t'offriras un confort de vie meilleurs mais sache que peu importe ou tu te trouves des hommes torses nu ou en costume blanc peuvent te transpercer le corps.
En bref, une trilogie brésilienne à couper le souffle, L'Agent secret est celui que je préfère. La photographie, l'humour noir, le glissement final entre l'époque et aujourd'hui afin d'annoncer la dernière mort (même si on l'attendait), et les quelques références cinématographiques font de ce film un bijou de 2025