Le rentier Fritz Kobus incarne une joie de vivre sans entrave que lui procure les arts de la table et le célibat. Cet épicurisme, il le partage avec ses amis de l'amicale des célibataires dont Fritz est le président.
Jacques de Baroncelli tourne dans une Alsace intemporelle et radieuse une comédie de l'insouciance où toute le monde est heureux, même les paysans qui chantent en revenant des champs. Parce qu'il n'est pas un traité philosophique, le film est dans la futilité du début à la fin. Futile, mais en costumes traditionnels. Car cette comédie souriante et optimiste ne se prive pas -c'est probablement sa raison d'être- de mettre en avant le folklore alsacien.
Il est tellement sûr de ne jamais se marier que Fritz en fait le pari avec le rabbin du coin. Evidemment, c'est à ce moment qu'il est séduit par la fille de ses fermiers. Il n'y pas d'autre enjeu dans cette adaptation bucolique d'Erckmann-Chatrian, ce qui limite l'intérêt du film. C'est tout en bonne humeur, c'est charmant comme faire la Route des vins mais ça manque franchement de consistance.