"L'Amour à mort" s'avère être une étonnante fable philosophique à travers un double portrait de couples (scientifique et religieux) qui explore de façon reflexive la foi ou la croyance à l'amour (intime ou spirituel) et leur rapport face à la mort.
Pour accompagner métaphoriquement les mythiques Éros, Agapé et Thantos, la mise en scène austère s'appuie sur une intrigue à la lisière du fantastique, où la resurrection d'un des leurs va ébranler leurs convictions métaphysiques.
Alain Resnais livre une narration à réflexion lente et profonde scindée à 52 reprises par la partition musicale organique de Hans-Werner Henze comme un chant de l'antichambre de l'au-delà (materialisè par des flocons particules ou des plumes blanches sur un fond noir) mais, comme autant de cris d'espoirs du vivant, de l'amour immortel ou du chagrin de la séparation.
Une œuvre singuliere qui chamboule nos certitudes avec la foi du cinéma.