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L'amour louf
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le 19 oct. 2024
La sobriété, Lellouche ne connaît pas. Ses films, il les blinde d’effets visuels d’une lourdeur incroyable. Quand on place des effets visuels, ça ne doit pas être juste pour en mettre plein la tronche, il faut que ça serve à quelque chose. Et surtout, ils doivent époustoufler sans casser toutes les scènes. On doit se dire "c’est génial" et être pris par la scène. Là, c’est l’inverse : les effets sont tellement mal intégrés qu’ils nous font sortir instantanément du film. Mais bon, Lellouche n’est pas Scorsese.
C’est bien tout le problème avec Lellouche : ses effets ne sont que des trucs tape-à-l’œil. Sa réalisation n’est pas faite pour le cinéma. En regardant L’amour ouf, on voit clairement que Lellouche veut faire un film à la Infernal Affairs. L’histoire pourrait clairement être faite pour être traitée par le cinéma asiatique : ça collerait plus et ça serait certainement mieux traité. Malheureusement, c’est Lellouche qui a hérité de cette histoire. Mais qui aurait pu traiter cette histoire dans le cinéma français actuel ?
Le casting n’est, encore une fois, pas des plus judicieux. Enfin, la direction d’acteurs n’aide pas. Chabat, en père d’une gamine de 9 ans qui vient de perdre sa mère, est difficilement crédible. Pour le rajeunir, on lui a fait une teinture noire corbeau, comme celle de mamie qui pense ne pas faire son âge avec cette couleur. Et on a rajeuni son visage numériquement. Seulement, une fois que Jackie a pris quelques années, le visage de Chabat n’est plus retouché : il passe donc d’un gars de 40 ans à un de l’âge de l’acteur, c’est-à-dire 66 ans, et cela en cinq ans de vie de Jackie. Être veuf, ça attaque autant le physique que ça ?
Dans la scène où ce père engueule Jackie, qui veut tout cacher pour retrouver Clotaire, on ne voit pas Chabat jouer, mais Lellouche-Chabat. Non seulement il dit les phrases de Lellouche, mais il a sa gestuelle et ses attitudes. Il n’avait qu’à jouer lui-même s’il voulait interpréter ce personnage.
Le jeune garçon qui va plus tard devenir Jean-Pascal Zadi n’a pas les dents de l’acteur. Et ce personnage ne sert à rien, c’est un peu le Jar Jar Binks du film.
Poelvoorde en chef de gang ? Il est difficile d’y croire. À voir sa tête, on s’attend à ce qu’il sorte une blague à chaque instant. On dirait que Lellouche s’est inspiré de Nicholson dans Infernal Affairs pour faire son personnage.
François Civil est incapable de faire passer quoi que ce soit — c’est une constante. Mais dans un film où les sentiments doivent crever l’écran, c’est un problème. Et surtout, il n’a rien de l’emploi, contrairement au jeune garçon qui joue Clotaire pendant la première partie du film.
D’ailleurs, heureusement qu’il y a cette première partie, qui est la plus longue et la meilleure, car une fois les personnages devenus adultes, le film devient catastrophique.
Quelle erreur également d’avoir choisi Adèle Exarchopoulos, qui ne correspond pas une seconde à son personnage enfant. Jackie est bonne élève et s’exprime correctement. Mais une fois adulte, elle est devenue une poissonnière : elle s’exprime à la façon de l’actrice, comme une fille de la rue.
Qui peut croire qu’une telle personne pourrait être en couple avec le personnage joué par Vincent Lacoste ?
L’amour ouf possède une tonne de défauts, mais au sommet de tout ça trône le fait qu’on ne sent jamais la moindre passion entre les personnages.
Lellouche restera pour toujours le gros balourd qu’il est.
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Créée
le 15 avr. 2025
Modifiée
le 20 avr. 2025
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