Quand Josh C. Waller se lance le petit pari de proposer aux amateurs de tatane que nous sommes une version féminisée fortement inspirée des sagas style undisputed et du genre WIP dans son ensemble, on se dit sur le papier que ça peut être sympa. Ne faisons pas l'hypocrite, la promesse de voir de jolies cascadeuses s'infliger des low kick équipées de débardeurs moulants avait en effet quelque chose de vendeur. Mais ne vous y trompez pas, avec son Raze, Josh C. Waller ne se laisse jamais attendrir par son casting de jolies demoiselles, c'est même tout le contraire. Il décide même que la première de ses victimes à passer l'arme à gauche sera la plus jolie du casting, histoire de bien nous faire comprendre que ce qui l'intéresse, c'est la violence et la barbarie et rien d'autre.

Et malheureusement, en dehors des quelques séquences musclées que comporte Raze, dont certaines vous feront grincer des dents, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent. Les acteurs sont pour la plupart en roue libre, bien au delà de la frontière du simple cabotinage. Le script navigue dans des abysses insondables de banalité, personne n'ayant tenté de dépasser le simple pitch grossier qui réunira dans un même endroit quelques gazelles contraintes à se mettre sur la tronche. Et pour couronner le tout, la réalisation manque tristement d'idées.

Mais le plus dommageable pour Raze, c'est tout de même ce manque d'inspiration global qui ponctue les combats. Si l'on est prêt à fermer les yeux sans broncher sur une écriture en roue libre et des acteurs en surjeu, il est plus difficile de passer outre le manque de générosité qui anime les duels. En dehors de quelques démonstrations de violence bien barbares, il n'y a en effet pas grand chose à sauver des différents matchs mixant péniblement instinct de survie et MMA, sans vraiment les illustrer pleinement.

Au moment du bilan, si l'on peut comprendre, et apprécier, les intentions qui semblent avoir motivé Josh C. Waller, à savoir celles de livrer une oeuvre guerrière dont les corps qui s'infligent coups et blessures sont uniquement des femmes, il est tout de même difficile de se laisser convaincre par le résultat.
oso
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le 21 mai 2014

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