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Ceci est une génuflexion devant l'une des pélloches dont je ne me lasserai jamais !
Aujourd'hui c'est mon anniversaire et en guise de cadeau, je me suis payé une énième séance de "Lethal Weapon" et en version longue car plus c'est long, plus c'est bon !
"Lethal Weapon" est également le premier film qui m'a ouvert les yeux et les oreilles quant à la nécessité de regarder un film dans sa langue d'origine. Cela devait être un soir aux alentours de 22h30, sur Canal + quand le choix de la version diffusée était imposée.

Le vent en poupe et auréolé de succès inter-planétaires, intemporels et intergénérationnels ("Superman", "Ladyhawke", "Goonies"), Richard Donner choisi d'illustrer le scénario de Shane Black à qui l'on devra par la suite : "The Last Boy Scout" ou "Last Action Hero". Le film est produit par Joel Siver qui transforme presque tout ce qu'il touche en or.

Pour couronner le tout, Mel Gibson en tête d'affiche qui vient de mettre un piteux terme à la trilogie de Maxou Le Fou. Belle-gueule, tout en abdo, le cheveux long et négligemment structuré, Gibson incarne l'Arme Fatale alias Martin Riggs, Viet'Vet', flic des Stup', veuf écorché, devenu un "putain de nihiliste" (dixit Walter Sobchak). Seule l'adrénaline que lui procure son boulot le maintient à un doigt de presser la détente de son Beretta, canon en bouche, seul dans son mobile-home.
Riggs, trop instable et dont personne ne veut, opère en solo (pour serrer et liquider une bande trafiquants de came dans une pépinière ou d'une cour d'école, apprendre à viser à un sniper retranché derriere une meurtrière en le perforant des 15 balles de son chargeur).
Bière au p'tit dej', jean's dégueu, tiags aux pieds, une clope perpétuellement collée au bec, insolent et insaisissable, Riggs est un des plus éminents fondateurs de la bad-ass attitude.

Bien malgré lui, Roger Murtaugh de la brigade des Mœurs, Viet'vet' lui aussi, black, acariâtre, pantouflard, puritain et père de famille exemplaire est contraint de faire équipe avec Riggs, le jour de ses 50 ans.
Ce couple répondant à l'indicatif 3-William-56, s'unit tant bien que mal dans une affaire de trafic d'héroïne gérée par la puissante organisation du Général McAllister (Mitchell Ryan), Monsieur Joshua l'albinos et son bras gauche à l'épreuve du feu (Gary Busey) et leurs mercenaires issus des forces spéciales de l'armée et de la CIA.
Ces mecs ont eu le tort de mettre le feu aux poudres en zigouillant la fille d'Hunsaker (Tom Atkins), ex-compagnon de rizière de Murtaugh.

Le scénario en béton de Shane Black est riche en action (avec moult gunfights et cascades), alternant parfaitement entre l'enquête et les vies privées des 2 flics. Cet alliage de drame, de comédie et de polar constitue une tambouille idéale, parfaitement gérée par Donner et sublimée par le portefeuille de Silver.
Le score du film est au diapason entre la partition classique de Michael Kamen qui pétarade ou frissonne et les gimmicks bluesy de la Strat' de Clapton accompagnée d'un saxo.

Hormis les allusions moqueuses anti-tabagiques qui commençaient leur dictature en Californie, "Lethal Weapon" est aussi un festival de punchlines qui cingle les oreilles et force aux rires gras et jouissifs. Florilège :

Une pute s'adresse à Murtaugh :
- "J'suis crevée m'sieur l'inspecteur !"
- "C'est normal chérie, la pipe, ça essouffle !"

Murtaugh : - "Mince, c'est mon deuxième prénom."
Riggs : - "Pas étonnant avec la bouffe de ta femme !"

Riggs à Monsieur Joshua :
- "Tu te demandes certainement où est le Général. Il est en train de faire un méchoui avec ses couilles sur Hollywood boulevard !"

"Lethal Weapon II" constituera une suite parfaite bien plus dramatique et plus violente dans laquelle, selon le scénario de Shane Black, Riggs devait mourir. Plutôt que tuer la poule aux œufs d'or, Silver & Donner ont préféré l'exploiter en une franchise qu'ils tireront impunément vers le bas...
Lazein
10
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Culte

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