Voilà un film français comme on n’en fait, hélas, plus. Et c’est bien dommage.


Construit et entièrement voué à la gloire de son interprète principal, l’As des as raconte l’histoire de Jo Cavalier, ancien vétéran de la « Der des der ». As de l’aviation, il se retrouve, en 1916, face à face avec Günther von Beckmann, terreur des cieux d’outre Rhin.


Après s’etre abattus l’un / l’autre, les 2 pilotes se retrouvent dans le no man’s land des tranchées et, à la suite d’une brève castagne, finissent par devenir amis.


20 ans plus tard, Jo Cavalier est devenu entraîneur de l’equipe de France Olympique de boxe, et se rend à Berlin pour participer aux JO, malgré le dégoût qu’Hitler lui inspire.


Lorsque Jo Cavalier accepte de signer, dans le train, un autographe à un jeune garçon de 10 ans, il est bien loin de s’imaginer que cette rencontre va lui attirer beaucoup d’ennuis et qu’il va devoir aider la famille de l’enfant à fuir vers l’Autriche avec l’aide de Günther von Beckmann et d’une journaliste aux dents longues…


l’As des as est un classique de la comédie française d’aventure, menée tambour Battant par un Bebel en grande forme. Impertinent, charmeur et malin, il incarne à la perfection un héros typiquement made in France, Mais dans le bon sens du terme.


Oury n’hesite pas, cela dit, à se moquer de son héros un poil macho qui se retrouve manipulé du début à la fin par un journaliste tenace qui le mène par le bout du nez.


Le film possède une bonne alchimie entre un héros et un ton plutôt léger, et un fond parfois plus sombre (le film aborde la situation des juifs sous le régime nazi).


Le film tourne en dérision la stupidité criminelle du régime du troisième Reich, sans pour autant tomber dans le manichéisme total grâce au personnage de Günther von Beckmann, sympathique militaire vétéran membre de la vieille aristocratie prussienne qui est écœuré par le tournant pris par son pays.


L’As des As possède, comme tout bon Bebel, son lot de cascade et de scènes de bravoure, comme la scène de la librairie juive ou la poursuite en voiture.


Malgré les années, l’As des as resté un Bebel assez culte. Pourquoi ne fait-on plus de film comme cela ?

Madcobra
8
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le 21 août 2022

Critique lue 6 fois

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