Ça aurait pu et surtout du être un petit film français sans grande envergure, dans une vibe feel good et qui s'inspire d'un livre autobiographique. L'ascension, en soi-même, c'est un peu ça et, en même temps, le film a réussi à aller beaucoup plus loin en proposant une œuvre assez touchante et qui réussit à nous transporter comme il faut.
Du côté de l'histoire en elle-même, on a un scénario qui donne le sourire, notamment grâce à des personnages attachants et, l'air de rien, plutôt bien interprétés. Au niveau du casting, on a un film qui a réussi des talents qui ont depuis plutôt bien évolué malgré un talent déjà certain à l'époque (Ahmed Sylla, Alice Belaidi ou encore Kevin Razy), mais aussi l'une des premières apparitions cinématographique de Waly Dia dans un petit rôle. Le rythme est bon et la partie technique, certes assez oubliable, reste correcte. La fin du film est sympathique et on ne s'ennuie pas tout au long de l’œuvre. Sur la partie réalisation, on pourra noter que l'équipe du film (ou, tout du moins, une partie) sera montée à plus de 6 000 mètres d'altitude et le film sera le premier à faire un tournage au camp de base de l'Everest.
Avec un petit budget de moins de six millions d'euros, le film sera pourtant une réussite avec, notamment, plus d'un million d'entrées, des retours plus que corrects au niveau des critiques et quelques réussites dans les festivals. Un petit film que je vous encourage fortement à voir, même si on ne sera pas sur le film de l'année.