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L'Amour
Autant dire que pour un Schwarzeneggérien élevé aux petits Van Damme, L'Aurore n'est pas le choix le plus évident venant à l'esprit. Il est bon pourtant de se faire violence, de dépasser les préjugés...
le 28 janv. 2011
Après avoir connu un énorme succès en Allemagne, Murnau, l’un des cinéastes les plus importants de la période du cinéma expressionniste allemand, arrive aux États-Unis où on lui accorde un budget quasiment illimité pour son premier film américain. Il s’agit alors en quelques sortes de l’un des premiers blockbusters de l’histoire du cinéma.
Mais une fois le cadre contextuel du film posé, comment peut-on parler de ce film tout en sachant qu’il a été réalisé il y a plus de cent ans ? Bien que la plupart des critiques filmiques se veulent comme se rapprochant au maximum d’un certain point de vue objectif, il est pour moi réellement difficile de pouvoir m’exprimer qualitativement à propos d’un objet qui ne ressemble en rien à ce que l’on a l’habitude de voir aujourd’hui. Il s’agit d’un film ayant un contexte artistique, social, et même technologique qui sont « révolus ». Alors comment est-il est possible d’analyser une telle œuvre lorsqu’on n’est pas habitués à regarder des films de cette nature ? N’ayant quasiment jamais vu de films muets, ni noir et blanc, à quoi peut-on comparer ce qui est pour moi un ovni ? Eh bien, je ne sais pas… Je ne sais pas si j’ai réellement aimé ce film ou si j’ai essayé de me faire violence pendant toute la séance afin d’essayer d’aimer une œuvre qui est attestée par tous les cinéphiles comme étant un chef-d’œuvre absolu du cinéma muet.
Pour être tout à fait honnête je n’ai pas détesté. J’ai même parfois été subjugué par la beauté de certains plans et de tout le travail formel qui est réalisé. N’étant pas familier de tous les codes de ce cinéma, j’ai dû me raccrocher à ce dont je pouvais. Après un certain temps de visionnage, j’ai réussi à m’attacher aux personnages et je me suis laissé emporter par cette histoire, a priori assez simple, mais dont les thèmes abordés (la tentation de l’adultère, la sexualité, l’amour…) sont assez universels pour qu’ils soient d’actualité et parlent au spectateur contemporain.
Donc, si après coup j’enlève toutes les entraves qui m’empêchaient de pleinement profiter du film, cette expérience a tout de même piqué ma curiosité afin de regarder d’autres films de cette période du cinéma et continuer à construire ma cinéphilie.
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Créée
le 20 déc. 2022
Critique lue 35 fois
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