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le 28 janv. 2011
SuivreL'Amour
Autant dire que pour un Schwarzeneggérien élevé aux petits Van Damme, L'Aurore n'est pas le choix le plus évident venant à l'esprit. Il est bon pourtant de se faire violence, de dépasser les préjugés...
Quelle claque. En regardant pour la première fois « l'Aurore » de Murnau, je ne pensais pas être si tourmentée à la fin du visionnage du film. Du début à la fin j'étais scotchée à mon siège. C'est le genre de film qu'on regarde une fois et dont on se souvient plusieurs années plus tard. Le scénario paraît plutôt simplet à première vue : un fermier se laisse convaincre par son amante de tuer sa femme et de s'installer en ville. On pourrait aisément croire à un énième film narrant une histoire d'amour, de tentation, de trahison. Pourtant, ce film va plus loin selon moi.
Il dégage une atmosphère particulière, de part la brume omniprésente, le lac, objet de toutes les tentations, ou encore le jeu d'acteur parfait des protagonistes. Je n'ai pas toutes les connaissances requises pour parler avec précision de la mise en scène, mais certains plans sont magnifiques. Et bon sang, quand je pense que ce film date de 1927, je ne peux qu'être admirative devant le réalisme des effets spéciaux et la beauté de l'éclairage. Et tout ça en 1h34!
Concernant les personnages, Janet Gaynor est juste l'incarnation de la beauté pure, rare. Elle est l'innocence même, de part ses traits fins et enfantins, et son caractère doux et attentionné. Une épouse et une mère aimante, idéale.
O'Brien, quant à lui, réalise une prestation remarquable. L'évolution de son personnage est étonnante. Il est d'abord complètement envoûté par sa maîtresse, et rien que dans sa démarche, à la manière d'un zombie, on peut ressentir son endoctrinement. Au fur et à mesure, on voit une évolution flagrante, notamment dans les traits de son visage qui se desserrent. Dès lors qu'il va se faire raser, il dégage un visage juvénile, presque enfantin. On retrouve aussi ces traits lorsqu'il est chez le photographe, et qu'il s'arme d'un sourire béat suite au compliment de celui-ci.
Bref, ce film est un des plus films d'amour que j'ai vu. J'aime cet esprit de rédemption qu'a le personnage principal. Comme on dit, faute avouée est à moitié pardonnée. Et le pardon, putain qu'est-ce c'est beau.
Non mais sérieusement, qui pardonnerait à son cher et tendre d'avoir essayé de le tuer ? Pas grand-monde. Pas moi en tous cas.
C'est selon moi une grande force et non une faiblesse d'esprit. C'est ça, l'Amour.
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Créée
le 1 mars 2016
Critique lue 181 fois
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le 28 janv. 2011
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