Petite gourmandise d'un cinéma français des années 70 dont on semble avoir perdu la clé, "L'aventure, c'est l'aventure" nous emporte à la rencontre d'une bande de bras cassés opportunistes désirant simplement se faire de l'argent via des combines assez improbables. Ces derniers finissent par comprendre que la meilleure manière d'en gagner, c'est encore de jouer sur l'échiquier politique.
Le réalisateur Claude Lellouch désire ici nous montrer son opinion, sous couvert de beaucoup d'humour et d'un casting cinq étoiles "à l'ancienne", des effets de la surintellectualisation à outrance des mouvements politiques de tout bord. Et quelle meilleure manière de s'en moquer, si ce n'est en pointant l'aspect incompréhensible et abscon de la politique, d'après le point de vue d'hommes n'ayant retenu qu'une seule chose de Marx, à savoir la notion de capital ?
Résultat ? Une comédie d'action servie par des dialogues somptueux, flirtant avec cette improvisation quasi-permanente des acteurs, qui donne au final un film divertissant, et arrivant ironiquement à avoir une sous-lecture légère sur l'intellect.