Tous les sports US ont leur équipe de bras cassés. L’Équipe des casse-gueule est au football américain ce que Les Indians est au baseball. Plus rugueux que le film de David S. Ward, la comédie de Stan Dragoti repose néanmoins sur le même dispositif : compenser l’absence de talent par du cœur, des tripes et un sacré paquet de couilles. Mais on ne fait pas des chevaux de courses avec des bourriques.
À la suite de multiples infractions sanctionnées par la MPAA, les Fighting Armadillos de l’université d’État du Texas se retrouvent suspendus, contraints de rebâtir une équipe à partir d’une sélection de pieds nickelés. Mais il existe d’autres manières de contourner le règlement sans vraiment le violer. Après tout, rien n’interdit aux femmes ni aux vétérans d’intégrer le programme. À 35 ans bien tassés, Paul Blake abandonne alors sa ferme pour devenir quarterback de fortune, armé de sa force de mule, épaulé par une botteuse et une galerie d’énergumènes décérébrés incapables d’inscrire le moindre touchdown.
Malheureusement, L’Équipe des casse-gueule aboie plus fort qu’il ne mord. Ni Robert Loggia, ni Hector Elizondo, ni même Scott Bakula ne parviennent à insuffler la synergie espérée, malgré tout leur capital sympathie. Sur le terrain comme en dehors, le film peine à trouver son rythme. Le ressort comique centré sur le quotidien universitaire d’un trentenaire désabusé tentant de séduire l’une de ses professeures s’enraye rapidement. La longue série de défaites a certes tout d’un sympathique sabordage en règle, mais finit malgré tout par sonner comme un rendez-vous manqué.
Si t'as atterri ici, c'est que toi aussi t'es un vrai dur à cuire qui aime les films de bonhommes. Alors si t’en a marre des féministes et des sitcoms romantiques de ménagères, rends-toi sur l’Écran Barge où tu ne trouveras que des vrais mecs qui portent leur baloches et règlent leurs comptes à l'ancienne en flinguant des hélicoptère avec des bagnoles. De la testostérone, de l'action, des fusillades, et des explosions ! !! !! AVEC DES PATATES PUTAIN !