"La drogue : un fléau social en puissance", le carton en guise de préambule de L'esclave annonce la couleur, le film entend montrer un exemple frappant des ravages de la toxicomanie, en ce début des années 50. Un peu moralisateur et nettement mélodramatique, L'esclave n'est pas mal fichu du tout, avec un vrai suspense en son final. La comparaison avec Derrière le miroir, tourné 3 ans plus tard, n'est évidemment pas à son avantage, Yves Ciampi ne boxant pas dans la même catégorie que Nicholas Ray. Toutefois, la prestation de Daniel Gélin est impressionnante, surtout en état de manque, et il est bien accompagné par les excellentes Elena Rossi Drago (l'ange) et Barbara Laage (le démon). Pas stupéfiant mais de bonne facture.