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Pellicule usée qui crépite sur un paysage ocre. Une femme sur son vélo qui s'éloigne dans une campagne de Castille qui semble infinie. Le silence renvoie l'image de l'Espagne de l'époque, domptée et résignée. On entendrait juste voler une abeille.
Dans un village perdu arrive un jour un cinéma ambulant, seul lien -avec le train- avec le monde extérieur. Pendant la projection tous les enfants chahutent, excités par le visionnage du Frankenstein de James Whale, avec le terrifiant Boris Karloff. Tous? Non! Ana, une petite fille de sept ans, le visage grave, le cœur battant, écarquille les yeux sans comprendre, en s'identifiant totalement à la petite fille de l'écran, celle qui sera étranglée par les mains du monstre.
Dans sa grande maison habitent le père, qui ne s'occupe que de ses abeilles et essaie de percer le secret de la perfection des alvéoles de la ruche, et la mère, délaissée, qui écrit une lettre à son amant parti en France. L'isolement et l'ennui poussent Ana et sa sœur un peu plus grande à s'inventer un monde où un esprit habite une ferme abandonnée proche d'un puits au fonds duquel il y aurait des secrets peu agréables. Franchir le seuil et pénétrer dans l'obscurité demandent un effort surhumain à la petite fille.
Et un beau jour Ana rencontre là un homme, l'amant de sa mère?, revenu clandestinement, traqué pour d'anciens délits graves et forcé de se cacher. Et Ana va rejouer les scènes de Frankenstein avec l'inconnu, va-t-elle subir le même sort que la petite fille du film?
La grande force de l'Esprit de la Ruche, en plus d'être un témoignage sur un petit village d'Espagne dans les années quarante, c'est de nous faire voir le monde avec les yeux rêveurs d'une petite fille, au début étonnée et confiante, puis à la fin complètement désorientée, mais on le serait à moins.
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Créée
le 10 oct. 2015
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