Quand un pseudo-écrivain méprisable, veuf remarié, voit réapparaître l'épouse défunte qui jadis lui soufflait tous ses textes...
Malgré un début fort prometteur, Blithe Spirit tourne rapidement à la comédie facile, sans surprise et surtout sans pétulance.
La mise en scène a beau être soignée, les acteurs assurer (servant parfois de savoureux dialogues bien 'british'), la faiblesse de l'intrigue entrave lourdement ce film de fantômes qui avait au départ, de facto, beaucoup d'atouts.
Outre la qualité de son casting, le film d'Edward Hall s'inscrit en effet dans un genre qui, avec notamment les thèmes de l'invisibilité et de l'ubiquité, offre un formidable potentiel scénaristique qui a déjà permis la production d'œuvres réjouissantes : Les Revenants solitaires (1937), L'Aventure de Mme Muir (1947), Kwaïdan (1964), Always (1989), Ghost (1990), Candyman (1992), Hollow Man (2000), Les Autres (2001), Invisible Man (2020)...
Blithe Spirit n'est définitivement pas de ceux-là, peinant même dans une veine comique qu'il est pourtant censé exploiter.
Les références cinématographiques explicites et facétieuses ainsi que le joli clin d'œil final à Thelma & Louise ne viennent malheureusement que renforcer l'impression globale de gâchis.