Personne avant De Oliveira, n'a pu filmer la mort, avec autant de justesse, de vie, d'empathie, de délicatesse, de plans maîtrisées à la perfection, de profondeurs, de couleurs, des tableaux de vie au seuil de la mort, d'un personnage en proie à l'amour, au deuil impossible de sa propre mort, l'art photographique entre regard et compréhension, une nouvelle forme d'art contemporain s'établit sous nos yeux, c'est mélancolique, c'est triste, inquiétant, même si je n'ai pas toujours été si sûr de tout ce qu'il se déroulait à l'écran, De Oliveira au bilan de ses jeunes années, d'un amour lointain, d'une justesse technique, réveillons les morts et laissons les créer devant nos yeux, De Oliveira avait tout juste cent deux ans, nous, une éternité, devant cette pièce maîtresse.