Ce film est une ode à la vie, mais aussi un ode au filtre jaune. Faut aimer.
J'attaque peut-être un peu durement le film, mais franchement il ne m'a pas du tout emballé, ni transporté.
Alors c'est beau, c'est bien joué, et c'est loin d'être un mauvais film, mais il faut se rendre à l'évidence, son fond, son propos coulent de source.
Il n'y a que lorsque j'ai eu à faire avec le Benjamin qui part vivre sa vie, que j'ai senti un léger intérêt naître en moi, puis quand le récit reprend sur l'histoire d'amour de sa vie, j'ai de nouveau déchanté.
Et puis c'est un récit où l'on attend que les enfants soient vieux pour leur balancer à la gueule sans aucun préambule un "je suis ton père" ou un "c'était ton père". Et franchement les enfants semblent accueillir le tout avec beaucoup de philosophie et un grand calme.
Le père du Benjamin lui confie qu'il l'a abandonné pensant que c'était un monstre, mais ça tout le monde peut l'encaisser de but en blanc en restant impassible. Mieux en offrant un dernier lever de soleil à son "père".
Une chose me gêne cependant, c'est que Benjamin est né fripé mais avec une taille de bébé pas dans un corps de vieux rabougris... Pourquoi alors meurt il dans un corps de bébé?
Enfin c'est d'autant plus long à supporter que je me suis quand même ennuyé quelques parts...