Si "merkwürdig" se traduit en français par "curieux", "étrange", "bizarre", dans la langue de Goethe, la définition n'est pas stable et laisse justement une part de mystère. C'est ce qu'apporte cet ovni, une non-définition, une non-explication.
Dans la lignée de la Berliner Schule, L'Etrange petit chat nous offre une histoire de famille sans histoire et sans réelle famille. Ce huis-clos reste avant tout esthétique et c'est peut-être cela qui construit sa force. Des bruits, des couleurs (et un joli travail sur l'étalonnage), qui parfois font sourire (voire rire) et qui, souvent, énervent. Mais jamais de réelle(s) émotion(s), simplement des touches, des petits chocs.
Huis-clos aux airs kafkaïens, L'Etrange petit chat n'oppresse pas, il donne simplement à voir les rapports humains (plus que familiaux), ceux qui nous lient à l'intérieur comme à l'extérieur et c'est tout cela qui en fait une beauté étrange, mais surtout, singulière.