Renouveau de la comédie kung-fu, L’Exorciste chinois associe comédie, arts-martiaux et épouvante. Ici, elle est caractérisée par les vampires, les Gyonshis, des fantômes bien spéciaux, véritables morts-vivants contrôlés à distance. Autant le dire, le spectacle qui s’offre à nos yeux donne dans le fantastique burlesque, mais à l’ambiance des plus obscure qui soi, notamment avec ses pointes violentes. En effet, Sammo Hung qui associe les casquettes de metteur en scène, co-scénariste (avec Wong Ying), chorégraphe (avec sa Stuntmen’s Association et quelques grands noms : Lam Ching-Ying, Yuen Biao et Billy Chan Wui-Ngai) et acteur principal allie les gags pour le côté bon enfant qu’il mêle à l’univers des rites et des incantations. Si l’humour allège l’ensemble, il ne s’en dégage pas moins une atmosphère noire qu’on pourrait qualifier d’angoissante. A grand renfort de taoïstes, de superstitions et de fantômes, ce maelström labellisé « ghost kung-fu comedy » parvient à être dérangeant tout en étant distrayant. On adhère pleinement à l’ensemble d’autant plus que les décors font leur petit effet (maisons abandonnées), sans oublier les interprétations qui apportent un plus indéniable.
Recette gagnante pour L’Exorciste chinois qui se montre à nous comme un divertissement de bonne facture. On s’y amuse du début à la fin. De la mise en scène aux chorégraphies, ce mélange de genre fonctionne grâce à une patte talentueuse, jouant avec intelligence des artifices déployés.
Une spécial pour le pétage de plomb Bruce Lee-esque du personnage campé par Sammo Hung en fin de métrage. C’est à vous faire bondir de votre canapé.
(voir peloche et + : https://hongkongmovievideoclub.wordpress.com/2013/07/29/l-exorciste-chinois-1980-sammo-hung-avis-review/)