L'Exorciste chinois par Mickaël Barbato
On est là face à une ghost kung fu comedy (la première en fait, celle qui a lancé le genre) plutôt drôle, Sammo Hung est un pauvre que la femme fait cocu avec son patron. Ce dernier, pour pouvoir jouir tranquillou de l'horrible femme, qui maltraite vraiment son mari qui fait pourtant tout pour la satisfaire, projette de tuer Sammo, et pour se faire il prend contact avec un maître taoïste.
La figure du zombie chinois est donc au rendez-vous (un zombie sautillant), beaucoup de comique de situation, que ça en fait notamment dans les chorégraphies comme toujours excellentes chez ce réal, une trame qui se construit comme un patchwork de péripéties.
Seulement, au milieu de ce qui peut paraître comme un film très léger, survient toujours très brusquement le caractère lunatique de Sammo Hung. Exemple, alors que le film trouve un rythme de farce légère, le personnage de Sammo est attiré par deux gars qui regardent à la serrure de sa porte. Il y voit sa femme au lit avec un personnage qu'il ne réussit pas à identifier. Plus tard, alors qu'on est en pleine comédie sur l'adultère, rebelote il retrouve deux gars qui matte. Là, ni une ni deux il fonce la tête la première dans la porte, la défonce... et tombe les deux mans les premières dans une flaque de sang. Sa femme a disparue, il est accusé de meurtre. Tout à coup, le film bascule de ton, qui de léger devient grave. Et des changements de ton du genre, il doit bien en avoir une bonne dizaine dans ce même film...
En ressort un film, mais aussi toute une filmo du gros Sammo qui est loin de se résumer à des films de kung fu jouant sur sa particularité physique, comme on aime à le croire, et qui sont empreint d'une grosse noirceur.