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le 17 déc. 2025
SuivreL'express du colonel Von Ryan
C'est un film vu au cinéma au début des années 70. Années où je n'allais pas beaucoup au cinéma. Autant dire que lorsque je voyais un film et qu'il me plaisait, il imprégnait durablement mon...
C'est un film vu au cinéma au début des années 70. Années où je n'allais pas beaucoup au cinéma. Autant dire que lorsque je voyais un film et qu'il me plaisait, il imprégnait durablement mon cerveau.
C'est le cas de ce film que j'ai eu revu ultérieurement et régulièrement à la télé en sachant toujours exactement ce qui allait se passer. Disons qu'aujourd'hui je vois plus les grosses ficelles du scénario.
D'ailleurs, on ne s'y embête pas dans le scénario, car comme dans d'autres films de guerre de cette époque, on voit les choses en grand. L'évasion d'un ou deux gus d'un camp de prisonniers faisant un peu mesquin (ça, c'est plutôt digne du cinéma français), c'est tout le camp de prisonniers qui s'évade dans un contexte où l'Italie fasciste est en train de jeter l'éponge, où les troupes alliées se sont emparées de la Sicile et avancent en Italie et où les troupes nazies se substituent aux italiens et descendent dare-dare pour s'opposer à l'invasion alliée. Et comme c'est quand même difficile d'imaginer tout un camp de prisonniers s'évader à pied, qu'à cela ne tienne, on va s'emparer du train qui devait déporter le camp vers la mère patrie (nazie). Avouons que le film est bien construit avec une première partie décrivant ce camp de prisonniers tenu par l'armée italienne où s'oppose une majorité de prisonniers britanniques menés par un major Fincham (Trevor Howard) à une poignée d'américains dont le colonel Ryan (Franck Sinatra) qui a le grade le plus haut. Deux styles, deux méthodes, deux approches différentes … Ce n'est pas la première fois qu'on voit ce genre d'opposition au cinéma surtout américain, reflétant probablement une réalité chez les alliés, à tous les niveaux. On peut s'en agacer (pour le vieil européen que je suis) mais je pense qu'il vaut mieux prendre le parti d'en sourire. D'ailleurs, je préfère voir dans l'opposition Trevor Howard/Franck Sinatra le contraste entre le comportement obtus du militaire de carrière, qui suit le règlement ou le manuel, et l'approche "open mind" du militaire appelé sous les drapeaux, qui s'affranchit des a priori pour profiter des bonnes opportunités.
Quelques bonnes idées comme l'utilisation (impie) du curé qui présente l'avantage de savoir parler allemand et qui se fait très bien au personnage d'un officier nazi arrogant. Ou encore la présence de cette gentille italienne promise au repos des guerriers teutons en charge du convoi de prisonniers.
Décidément, je l'aime bien ce film, efficace, qui se laisse regarder avec plaisir et dont je conserve toujours un bon souvenir. Ne serait-ce que pour le jeu de Franck Sinatra, peut-être dans un de ses meilleurs rôles au cinéma.
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Créée
le 17 déc. 2025
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