L'heure de la vérité, Henri Calef, 1964


Un officier nazi s'est réfugié en Israël après la guerre. Devenu ingénieur, il se fait passer pour un rescapé des camps et sa femme attend un enfant. Sujet ô combien risqué, notamment en 1964, juste après le procès Eichmann. Si suspense il y a, il n'est pas pour le spectateur dans l'identité de cet imposteur puisque les premières images le révèlent. La voie suivie par le film aurait pu être toute autre mais l'intérêt ici est dans la psychologie de cet homme, qui tente de se racheter sans y parvenir, obligé de mentir à tous ceux qui l'entourent y compris à celle qui l'aime. L'heure de la vérité est hélas assez lourd dans son traitement, avec une mise en scène très raide et presque théâtral. Cependant, le dénouement, quand tout est éclairci, ne manque pas de hauteur. Excellente interprétation de Karlheinz Böhm, qui fut notamment Le voyeur de Michael Powell. Le film n'est pas sorti dans les salles françaises suite à la faillite des producteurs.

Cinephile-doux
6
Écrit par

Créée

le 20 sept. 2018

Critique lue 332 fois

L'Heure de la vérité

L'Heure de la vérité

6

Cinephile-doux

le 20 sept. 2018

Suivre

Psychologie d'un imposteur

L'heure de la vérité, Henri Calef, 1964 Un officier nazi s'est réfugié en Israël après la guerre. Devenu ingénieur, il se fait passer pour un rescapé des camps et sa femme attend un enfant. Sujet ô...

L'Heure de la vérité

L'Heure de la vérité

8

cathVK44

le 11 sept. 2024

Suivre

Critique de L'Heure de la vérité par cathVK44

De l’imposture à l’expiation, la culpabilité ronge. Entre aveu et réparation, Calef cisèle le parcours d’une complexe rédemption.Captivant.

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...