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le 16 févr. 2014
SuivreL'heure du loup
L’Heure du loup, une œuvre labyrinthique, qui touche du doigt le drame pour vite s’en détacher et s’orienter vers le lyrisme du fantastique. Le genre d’œuvre qui comme Persona, aura beaucoup...
Liv Ullmann, Max Von Sydow, et le noir et blanc rugueux de Sven Nykvist (j'ai fait trois fautes à son nom avant de vérifier, pourrait pas s'appeler John Smith, comme quelqu'un de civilisé?), on est bien chez Bergman.
Un Bergman qui a décidé que ce film là, vous allez pas le comprendre.
Parce qu'il parle de pulsions.
Vous comprenez vos propres pulsions? Non? Et vous voudriez comprendre celles des autres? Vous êtes mal barrés.
L'Heure du loup donc, ça se passe sur une chouette petite île, avec une petite masure, sauf qu'en fait l'île n'est pas si chouette que ça, parce qu'elle est habitée.
Par le propriétaire, un noble désargenté.
Sale espèce, le noble désargenté. Et celui-là en plus, il ressemble tellement à Bela Lugosi que y avait déjà comme un indice.
Et puis, il y a la scène du repas. Dans ce genre de scène on se rend compte d'à quel point Bergman infuse dans les films d'aujourd'hui. Il installe une tension avec trois fois rien, et sans que la moindre bribe de sens ne vienne l'entacher. De la tension brute. Comme si soudain il s'était dit : "En fait je veux faire un thriller".
Ouais, quand on voit les films qui aujourd'hui tentent de faire pareil... Rendez-nous Bergman!
S'il vous plaît...
(Bon, je crois que la séquence initiale de Melancholia ne déméritait pas, de ce point de vue).
Donc il y a cette île. Et dedans il ya un couple formé par Max Von Sydow et Liv Ullmann. Lui n'est pas très sympathique, s'il lui arrive quelque chose on ne le pleurera pas. Mais elle... Quelle actrice au passage. Son visage est plastique à un point incroyable, et quand elle prend un air implorant, on n'a envie que d'une chose, c'est de la prendre dans ses bras et de lui dire que ça va aller.
Sauf que ça ne va pas aller, bien sûr.
Des forces fantastiques rôdent, et elles ne sont pas bien intentionnées.
Et encore, jusqu'à la scène du repas, le fantastique se tient plutôt bien. A l'affût, mais discret, genre chasseur qui a tout son temps.
Mais après...
La fin est un festival d'impressions. Il se passe des trucs. Sait-on quoi? Dans les grandes lignes. Et puis est-ce si important? Les pulsions et le subconscient, c'est pas tellement la place de l'esprit cartésien.
Si vous cherchez à comprendre, vous aller vous enfermer dans des discussions sans fin. Et stériles. C'est la même chose, si elles n'étaient pas stériles elles auraient une fin.
Tout ça n'est qu'un cauchemar.
Un cauchemar éveillé.
Heureusement, rien à voir avec la réalité.
Y a même le mot fin à l'écran pour qu'on sache bien faire la différence.
Des fois que...
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il y a 5 jours
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