Abou Sangaré.
Un nom.
Un prénom.
Pour l’éternité.
Ce film est la preuve parfaite qu’un champ contre-champ en dit parfois bien plus que des subterfuges de mise en scène.
Chaque « petits rôles » qui gravite autour d’Abou (comme le souligne le graphisme du générique de fin) est impeccable.
Bravo donc au casting hallucinant de ce film, humain, qui flirte parfaitement avec les codes du documentaire mais avec (enfin) un goût pour l’esthétique, l’image et la sublimation du réel.
Et pourtant, « L’histoire de Souleymane » avait tout (sur le papier) d’un film que j’aurais pu haïr aisément et fièrement tellement tout le monde me l’avait survendu. Et moi, ignare, pensant à une énième leçon de faux humanisme tartinée par un cinéaste adepte de la « démagogie Franco-bien-pensante-donneuse-de leçon ». Que nenni! Ce film est un pur bijou. À voir. Sans hésiter. Au plus vite. Vive le cinéma.